L’Enjeu par Sarah Cloutier

Sarah Cloutier, 2017

L’enjeu

Dans un tableau de grand format, Sarah Cloutier, étudiante en sciences, lettres et arts, a voulu illustrer la surconsommation de produits animaliers par la représentation d’une chaîne alimentaire insensée.
Un ensemble d’êtres vivants que nous élevons dans l’unique but de les consommer.
Leur beauté illustre le stéréotype que nous avons d’eux en élevage : magnifiques bêtes ultra-productives, championnes de concours de race grâce aux avancées génétiques… C’est loin d’être la réalité pour tous les bœufs, les vaches, les porcs, les poules et les poissons de ce monde.
La femme, quant à elle, représente la victime de la surconsommation de produits animaux et ses conséquences : embonpoint, obésité, cancers, problèmes cardiovasculaires, maladies de peau (psoriasis, acné), arthrite, rhumatisme, etc.

Les champs en arrière-plan, parfaits et droits, exposent l’utilisation des pesticides et engrais chimiques ainsi que la déforestation. De plus, ils représentent le fait que la majorité des champs agricoles sont utilisés pour nourrir les animaux d’élevage. Les quelques usines de l’industrie agroalimentaire chimique polluent, simplement de manière plus symbolique et visible. Le tout mènera inévitablement à la destruction de notre environnement si nous ne freinons pas notre consommation de produits animaux.

 

Nature… Humaine par Raymond Laperrière

Raymond Laperrière a participé au projet MURIRS (Murales Urbaines à Revitalisation d’Immeubles et de Réconciliation Sociale) à trois reprises puis lancé, en 2003, sa production personnelle de tableaux, utilisant l’huile comme médium. Depuis, il vit modestement de la vente de ses tableaux et enseigne l’initiation à la peinture.

Sensibilisé à la cause environnementale depuis plus de 40 ans, il allait de soi que le premier tableau « grand format» de monsieur Laperrière aborde ce sujet de front.

Ainsi, le tableau intitulé « Nature…humaine» brosse une scène encore trop familière de nos jours: un cours d’eau souillé et menacé par des détritus déposés tout près par notre insouciance et notre paresse. Une image que nous avons cru «chose du passé» avec les publicités et parutions de tout acabit pour nous sensibiliser à l’urgence environnementale mais qui, à la lumière des reportages de par le monde, demeure encore trop sous-estimée.

Iconographie sauvage et polylogue par Sandra Tremblay

Sandra Tremblay est une artiste professionnelle établie à Sherbrooke qui se consacre à temps plein à la peinture.
Sa pratique artistique en peinture s’appuie sur une éthique de travail tentant une réflexion-conscientisation des habitudes de vie de notre société actuelle (impact sur l’équilibre mental, sur l’environnement, sur l’imaginaire). Le résultat s’illustre par une vision ludique du quotidien dans ce qu’il a d’onirique, de théâtrale.
Sa récente production (en lien avec les œuvres ci-haut) évoque l’enfance, l’adolescence et l’âge adulte dans des lieux intrigants créés de toutes pièces et hors du temps. Des gens qui s’interpellent dans des attitudes de jeux, de rituels ou de hasard sont présents dans l’instant, dans l’attente. Ces évocations ludiques se traduisent par des compositions picturales nocturnes aux harmonies chromatiques lumineuses. On cherche à voir la ligne ténue qui distingue la réalité du scénario, l’acte de l’esprit, la corporéité et l’acte du corps.

Deus ex Machina, 2016 Acrylique sur toile, 30 X 48 po.

Gestus, 2015 Acrylique sur toile, 30 X 40 po.

Sauvage polylogue, 2016 Acrylique sur toile, 20 X 48 po.